Massage Taurumi

Le massage en Polynésie

Le Taurumi se pratique en Polynésie dans la vie quotidienne au même titre que la cuisine, la sculpture, la pêche, la chasse, la construction, le chant, la musique, la danse.

Le massage fait partie de la médecine traditionnelle des Polynésiens, de leur philosophie et de leurs us et coutumes. Il se nomme TAURUMI soit Tau, poser et Rumi, malaxer.

TAURUMI dans la tradition polynésienne, c’est prendre l’individu dans sa globalité en alliant la spiritualité, l’énergie nommé Mana, la parole et l’esprit.  Cela par le toucher qui relie l’esprit, le corps, le cœur et l’âme.

TAURUMI, c’est offrir la possibilité d’aimer, de grandir et de s’ouvrir à toutes les dimensions que la vie nous offre. Ainsi, dès sa naissance, le petit ma’ohi est longuement massé et ces doux massages lui font prendre conscience de son corps. Sa tête est travaillée pour corriger les perturbations qu’elle a pu subir lors de l’accouchement, ses bras et ses jambes sont étirés et sa chevelure soigneusement oint de monoï. Le tout est pratiqué dans l’écoute et l’amour du donneur qui peut être le père, la mère ou toutes personnes qui souhaite prendre le temps  d’accomplir se rituel. Ces interventions sont essentielles au développement d’un équilibre psychologique et physique pour entreprendre la route vers l’Aventure de la Vie.

TAURUMI est avant tout préventif. Il entretient la bonne santé et constitue par ailleurs la base de la thérapie tout au long de la vie.

TAURUMI, c’est aussi un soin corporel, les Polynésiens s’enduisent de monoï et se parent de guirlandes et de fleurs odorantes. Lorsque l’on vit en communauté il est nécessaire d’être agréable à son entourage pour être accepter. Les mauvaises odeurs attirent les mauvais esprits…D’ailleurs, de nombreux écrit des premiers colons expriment la surprise de voir ce peuple si propre et soucieux de son corps.  Les rites autour de la chevelure sont importants. Homme et femme peuvent peigner longuement leurs cheveux  avec du monoï  afin de les nourrir de les purifier, de les parfumer.

Taurumi c’et aussi d’avoir intégrer que de prendre du temps pour soi est nécessaire pour être disponible ensuite pour les autres. Si je ne suis pas bien, je ne peux pas donner du bien.

TAURUMI, aujourd’hui encore, c’est respecter la tradition du massage que chaque famille protège. Dans le cadre d’une société de tradition orale, les techniques se sont transmises au fil des générations de guérisseur en Motua (petits enfants) qui en avaient les capacités. Celui-ci était reconnu avant sa naissance, par des signes issus du Mana, force divine. Jusqu’à aujourd’hui il n’y a aucun écrit sur ce protocole et cette tradition.

Si le TAURUMI est enseigné chez « Lâcher Prise » c’est pour répondre à une demande de certain Taurumi (praticien) qui l’on demandait. La Polynésie à une culture ancestral sacrée et profonde loin des images « carte postal ».  Il est certain que d’ouvrir le savoir ancestral désacralise cette pratique, mais de rester dans ce contexte très fermé  aujourd’hui où la communication dépasse les frontières à la vitesse des ondes, signe la fin de cette culture.

En Pratique :

Le massage commence toujours par la tête voir la chevelure, les antennes, pour se terminer par les pieds et rejeter le mal à la terre qui transforme tout. C’est un travail en profondeur  qui vise à faire circuler le Mana (l’énergie) en cherchant à dénuer les contractures  avec des passages répétitifs.  Par la posture et  la puissance du praticien, on retrouve la danse comme le Tamure,  des incontournables de la technique.

Intéressant pour ancrer les personnes les plus déconnectés, les dépressifs. Apprécier des sportifs.

Formation au massage Taurumi

Les commentaires sont clos.